Il n’est pas question ici de crocodiles ni d’oiseau, mais de neuf comédiennes et d’un danseur devant un mur de pierres, face à une caméra. Verser des larmes sur commande est le mandat des premières ; giguer jusqu’à l’épuisement est celui du second. En l’absence de costume, de décor ou de tout ce qui pourrait s’apparenter à un scénario, l’attention se porte uniquement sur les performances. Filmées dans un cadrage fixe que les protagonistes doivent respecter, celles-ci s’étalent sur une heure. Une durée qui devrait permettre au public, selon Marie-Andrée Houde, de se faire une idée des « grammaires » et « motifs » des pleurs et de la danse à claquettes. Mesurer son degré d’empathie fait possiblement partie de l’expérience.
Le travail de Marie-Andrée Houde a été présenté dans le cadre de plusieurs expositions au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde. Sa pratique multidisciplinaire va de la photographie à la céramique en passant par le jeu vidéo interactif jeunesse, le roman graphique et l’installation vidéo. Elle détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM (2009). Originaire de Trois-Rivières, elle vit à Montréal.