La nuit tombée, le jardin d’ordinaire paisible et accueillant, devient un lieu mystérieux peuplé de bruissements, d’apparitions furtives et de mouvements végétaux. C’est ce monde que les artistes Caroline Hayeur et D. Kimm nous révèlent. Avec des caméras infrarouges programmables, elles captent l’activité nocturne et donnent vie à une fantastique - dans tous les sens du terme - série d’images fixes et animées. Imprimées sur tissu ou projetées sur écran, ces œuvres oscillent entre transcription du réel et mise en scène, unies par le contexte, le noir et blanc, l’étrangeté et une pointe d’humour.
CAROLINE HAYEUR mène depuis plus de 30 ans une carrière qui va du photojournalisme aux arts médiatiques, en passant par l’enseignement de la photographie et la médiation culturelle. Le monde nocturne occupe une place importante dans son travail récent, comme en témoignent ses projets Petit traité d'entomologie noctivague (2025-26) et Radioscopie du dormeur (2020-24). Un jardin la nuit est la troisième exposition de l'artiste présentée au centre, après Adoland (2015) et Rituel Festif (1999). Elle vit à Montréal.
Active sur la scène culturelle montréalaise depuis la fin des années 1980, D. KIMM est auteure, poète, performeuse, artiste médiatique et metteuse en scène. En 2001, elle fonde Les Filles électriques, une compagnie de création interdisciplinaire à l’origine des festivals Voix d’Amériques (2001-2011) et Phénomena (2012 à aujourd’hui). Pour son engagement de plusieurs décennies au service des arts vivants, elle est reçue Compagne de l’Ordre des arts et des lettres du Québec en 2025.